2011 aviron bahain voeux affiche annonce bahain aviron jeu blog 200000 bahain berrest vidéo bahain départ toulouse bahain toulouse berrest belle blog bonne championnat monde 2009
Rubriques
>> Toutes les rubriques <<
· Association parrainée: l'AFDI (4)
· Autres compétitions (32)
· Championnat de France (27)
· Championnat du Monde (41)
· Championnats d'Europe (8)
· Coupe du Monde (41)
· Divers (58)
· Jeux Olympiques (27)
· Manifestations (7)
· Partenaires (4)
· Programme (3)
· Réflexions personnelles (22)
· Stages (34)
· Trombinoscope (3)
bonjour julien
ta traversée a durée 49 jours soit le numéro du département de ton club formateur
est ce un h
Par Anonyme, le 25.05.2013
bonjour julien
49j pour cette traversée de l atlantique, comme le 49 de ta ville natale angers et angers na
Par Anonyme, le 20.05.2013
bonjour julien,
mag nifique témoignage de cette traversée. tu fais passer énormément de choses avec beaucou
Par William Varrall, le 11.05.2013
bon courage et bonne chance pour ce "nouveau départ" !
avec tous mes voeux de réussite.
al exandre, intervi
Par Alexandre, le 09.05.2013
ça fait plaisir de pouvoir te lire à nouveau!
Par françois, le 09.05.2013
· Le Dopage
· Médaille de l'Ordre du Mérite
· J-2 avant le début des courses
· Équipement: Nouvelle combinaison
· Résultats de l'Open Concept 2 de Coubertin
· Préparation ergométrique
· Résultats Toul
· Turin-Tête de Rivière
· 2ème test ergo et stage à St Cassien
· test ergometrique
· Les JO de Pékin, sujets à polémique
· Election du sportif 2007
· Deux projets de front... c'est possible
· Guerlain - Vidéo Corporate
· Canadairs
· Angers Nautique Aviron...Mon club
· Blog de Cédric Berrest
· Blog de Jérémie Azou
· Blog de Rémi Girolamo
· Blog de Sigmund Verstraete
· Book Yannick D'orio
· Fédération Française des Sociétés d'Aviron
· lafineequipe
· Le PAarc des Rives de l'Aa
· Mon site
· Raja / Taimsoo's website
· Site de Caroline Bette-Freslon
· Site de Frédéric Belaubre, triathlète Français
· Site des Poids Léger Français - 2012
· Site international de l'Aviron
· Site Officiel Pékin 2008
· SN Compiègne
· VOS QUESTIONS EN DIRECT
Date de création : 14.06.2007
Dernière mise à jour :
25.05.2013
326articles
Je vous présente à toutes et à tous mes meilleurs voeux pour l'année 2012. Année qui s'annonce bien évidemment chargée sportivement. J'attaque cette dernière grande ligne droite de l'olympiade avec beaucoup de détermination et d'envie.
2011 aura été une année riche en expérience et en leçon. J'ai beaucoup appris de notre duo dans la difficulté d'une année chargée avec la fin de mes études. Je vis à présent cette année olympique à 100% et je vous remercie sincèrement de nous soutenir dans cette aventure. Vous êtes nombreux à me suivre très régulièrement et j'espère vous offrir en 2012 des émotions fortes en vous faisant partager au plus près les Jeux Olympiques.
Nous lançons très prochainement d'ailleurs avec Cédric notre nouveau site commun : www.bahain-berrest.com qui sera jumelé à un compte Twitter et un compte facebook afin de vous permettre d'avoir encore plus d'opportunité de vivre la préparation de l'intérieur.
Je vous renouvelle une fois encore tous mes voeux et une bonne santé, élément essentiel dans la vie de tout sportif.
Amitiés sportives
Julien
Depuis Juillet dernier, Cédric et moi-même sommes officiellement professionnels à l'aviron. Ce statut nous a été proposé par la SNCF en juin 2011 afin de préparer au mieux les Jeux de Londres. En échange de l'utilisation de notre image, de nos résultats, une rémunération mensuelle à la hauteur de notre niveau d'étude et une proposition d'embauche à la fin de notre CDD (Contrat à Durée Déterminé) fin octobre 2012.
C'est la situation rêvée pour nous qui étions prêts à nous mettre au chômage sur cette année olympique afin de vivre à 200% notre rêve.
L'idée, en étant à 100% tournés vers l'aviron, n'est pas d'en faire plus mais de le faire mieux. Alors bien sûr, on augmente légèrement la quantité d'entraînement mais pas de façon astronomique. Dans temps à autre une sortie de 25 ou 30km ou une 3ème séance dans la journée. Mais pas de grande révolution dans la conception ou la programmation de l'entraînement.
Néanmoins, on se focalise avant tout sur la qualité, sur les détails tels que la récupération, les échauffements mais aussi la sérénité dans l'entraînement. Ne pas être obligé de courir pour prendre sa douche car il y a un cours ou un rendez-vous professionnel est une vraie bouffée d'oxygène.
N'en reste pas moins que nous gardons un rythme de vie stable avec le 1er entraînement de la journée à 7h30 tous les matins et le 2ème en milieu d'après midi.
Nous nous mettons aussi au Yoga 1 à 2 fois par semaine afin de travailler sur notre relâchement, sur nos étirements mais aussi sur l'amélioration de nos capacités respiratoires. Bref, nous soignons les détails !
Une semaine normale comprend en moyenne 10 à 11 séances entre le bateau et les 2 ou 3 entraînements en musculation auxquelles viennent s'ajouter le yoga.
Une prise en compte des particularités de chacun est au coeur des préoccupations de Christine, notre entraîneur. En effet, pour avoir un bon double, il faut deux rameurs qui sachent être bons ensemble au bon moment mais aussi au meilleur de leurs capacités individuelles. Trouver des réponses à mes faiblesses en adaptant légèrement ma préparation au creux de l'hiver ne pourra qu'être bénéfique.
Bref, c'est un véritable projet qui se construit avec l'ensemble des acteurs qui contribuent à ce projet (entraîneurs, kiné, professseur de yoga, psychologue, partenaires,...).
Une aventure que nous vivons à 200% chaque jour...
Toutes vos questions sur http://www.formspring.me/julienbahain
L’entraînement hivernal est la pierre angulaire de notre saison. C’est lui qui fera que la saison de compétition sera une réussite ou non. Mais c’est aussi la partie la plus dure à l’aviron. En effet, pour être au top sur 2000 mètres pendant environ 6 à 7 minutes, il nous faut répéter techniquement le geste dans la durée mais aussi travailler les aspects de résistance physique dans la fatigue et de façon extrême tous les jours, encore et encore.
Pour en parler avec certaines personnes, les gens ne voient certains sports qu’une fois par an voire même une fois tous les quatre ans. Cependant, derrière une médaille, derrière un résultat (bon ou mauvais), derrière une performance donnée, on n’a pas l’arrière boutique du sportif. Et pourtant, c’est là que tout se joue. C’est dans ces moments de solitude sur son skiff, de fatigue, de hauts, de bas que tout se fait.
Combien de fois ai-je regardé le bassin le matin à 7h30 en me disant « je serais quand même mieux dans mon lit ! » ? Il fait nuit, il fait froid et j’ai mes 20kms quotidiens à parcourir dans mon embarcation sur la rivière déchainée par la crue. « Je dois avoir un problème pour venir faire cela » me dis-je ! Jamais encore cela m’est arrivé de tourner les talons. La chose qui me motive à cet instant là est le fait que je me sois déplacé jusque devant le ponton et que rebrousser chemin serait comme lâcher une course ou s’arrêter sur un effort. Si je le fais maintenant… pourquoi ne pas le faire demain ? et après demain ? Et puis mes adversaires… ils ont les mêmes doutes mais ils montent certainement sur l’eau au même moment donc pourquoi leur laisser cette marge d’avance et cet avantage si je rentre chez moi ?
Ce sont ces instants qui me reviennent en tête à la fin d’une course, victoire ou défaite. On sait que ces instants parfois difficiles sont ceux qui rendent l’objectif d’autant plus riche en émotions.
Et puis j’ai ce petit moment de satisfaction lorsqu’à 9h30, je sors du vestiaire et que la journée de travail peut commencer. Je me sens léger et heureux d’avoir fait ce 1er entrainement. Je saute sur mon vélo et travaille jusqu’à 18h avant de reprendre le chemin du club et de m’entraîner sur ergomètre ou en musculation. Contrairement au matin où le club est vide et silencieux, le soir, c’est l’heure où tous ceux qui travaillent viennent pour transpirer 1 à 2h en salle. L’ambiance est bonne et l’envie de s’entraîner avec les autres est plus forte et contribue indéniablement à cette séance quasi nocturne. Il est plus de 20h30 quand je rentre chez moi, il faut encore se faire à manger et gérer le quotidien qui, lui, n’attend pas.
Et puis il faut reposer la machine pour la nuit car demain sera là bien assez vite.
7h30 ?
Mais qu’est ce que je fais devant ce ponton ?
Toutes vos questions sur http://www.formspring.me/julienbahain
Voici une courte réflexion faisant suite à un certain nombre de questions concernant mon projet pour Londres 2012 et mon départ pour Toulouse. En effet, une question redondante concerne mes études.
Ce projet ne met-il pas en péril mes études et mon diplôme d'ingénieur ?
Cette question en contient en fait deux.
La première est de l'ordre du court terme. Il me reste un an de cours pour valider mon diplôme avant de partir en stage de fin d'étude. Je finis donc sur l'année 2009/2010 mon cursus à Compiègne avant de partir pour Toulouse où je pense pouvoir trouver un stage dans le domaine de l'ingénierie. Pas de changement de ce côté...mon diplôme d'ingénieur est en bonne voie.
La deuxième est plus compliquée et je suis en pleine réflexion sur ce thème. En effet, dans la foulée de ce stage, que vais-je faire de mon diplôme d'ingénieur sur l'année et demi restante ? Je souhaite pouvoir être détaché à plein temps pour préparer les Jeux... il va donc falloir gérer cette période pour que ma formation garde de la valeur. Je pense pouvoir trouver des accords sur place. L'autre solution sera de reprendre une formation en parallèle pour occuper mon temps libre sans avoir trop de contraintes...
Bref...un projet en constante évolution sans pour autant brader mon avenir
C’est avec beaucoup d’émotion que je vous annonce une décision personnelle qui ne fut pas simple à prendre. J’ai en effet décidé de prendre ma licence à l’Aviron Toulousain pour les 3 prochaines années dans l’optique de préparer les Jeux de Londres en 2012.
C’est un ensemble de facteurs qui m’ont poussé à sauter le pas. Cela a d’abord débuté par une discussion entre Cédric Berrest, mon coéquipier depuis 5 ans maintenant, et notre entraineur Christine Gossé. La question qui en est ressortie est la suivante : comment devenir Champion Olympique dans l’état actuel de notre pratique en France ? Nous allons devoir nous battre contre des nations semi-professionnelles voire professionnelles. Le constat est donc simple. Il nous faut mettre toutes les chances de notre côté et ne se focaliser que sur notre objectif : Londres 2012.
De là, différentes pistes de travail ont été explorées et suite aux championnats du monde il y a un mois, le club de Toulouse nous a contactés afin de nous proposer un projet.
Ce projet se présente de la façon suivante :
- un sponsor privé, JD Promotion, s’engage à nous soutenir financièrement sur les 3 prochaines années
- du matériel de haut niveau sera acheté afin de permettre à Cédric et moi-même de ramer ensemble (en double et en individuel)
- le club de l’Aviron Toulousain s’engage dans une politique sportive forte autour de nous deux
- une communication intense sera réalisée au cours de ces 3 années
- un dialogue privilégié est engagé entre la mairie de Toulouse, le club et les industriels de la région toulousaine afin de nous offrir des possibilités d’emplois correspondant à notre niveau d’étude en ingénierie et même de nous permettre d’ouvrir de nouvelles portes (brevet de pilote,…)
- un partenariat sera créé entre l’Aviron Toulousain et Angers Nautique Aviron
C’est avec ces données que j’ai pris la décision de « quitter » mon club de toujours, mon club de cœur, Angers Nautique Aviron. Il m’a fallu faire la part des choses entre l’aspect sentimental et l’aspect personnel, propre à mon projet et au sens que je souhaite donner à ma pratique de l’aviron. Comme l’a très bien compris mon club d’origine, mon projet prend une autre tournure. Je ne quitte pas le club par mécontentement. Ils m’ont accompagné jusqu’où ils le pouvaient, nous avons avancé ensemble pendant 9 années au cours desquelles Angers Nautique a évolué grâce à des personnes impliquées, professionnelles et passionnées. J’ai été formé et j’ai tout appris là-bas. Je n’ai fait qu’apporter ma petite pierre à l’édifice et rendre un petit peu de ce que j’ai reçu. C’est aussi au tour de jeunes montants de jouer leur rôle de moteur. Mais pour autant, je tiens à garder ce lien privilégié avec tout un club que j’affectionne, une ville et une région dans lesquelles j’ai créé des liens particuliers et uniques car je suis avant tout angevin d’origine.
Il me fallait faire un choix à un moment clé de ma carrière de rameur qui ne durera pas éternellement. Nous ne savons pas si cela est ou non la bonne solution, mais nous allons tenter de mettre toutes les chances de notre côté avec en ligne de mire l’Or Olympique en 2012.
Nous espérons aussi que ce projet donnera à l’aviron une nouvelle dimension dans un sport qui se doit d’évoluer et que d’autres sponsors, d’autres initiatives pour d’autres rameurs viendront prochainement.