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Date de création : 14.06.2007
Dernière mise à jour : 01.09.2014
371articles


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Finale et bilan

Publié le 01/09/2014 à 17:31 par julienbahain
Finale et bilan

 

Je commençais à savoir que les finales B étaient difficiles et j’en ai eu, une fois de plus, la confirmation ! Les 12 derniers noms en lice impressionnaient déjà sur la papier mais les non-reçus en finale A tels que Braas (Pays-Bas), Scherbachenia (Biélorussie) ou moi-même allions avoir à coeur de gagner cette petite finale. Face à de tels rameurs, si je voulais gagner, il me fallait tenter crânement ma chance. Ce fut chose faîte avec près de 1500m en tête à repousser les attaques de mes 2 principaux concurrents. C’était sans compter sur un Belge survolté qui n’a ni plus mis moins avalé le dernier 500m en 1’36 soit 4 secondes plus rapide que son 1er 500m. Autant dire, que j’ai vu une fusée belge remontée couloir 2. Ajouté à cela, les coups de boutoir de l’impressionnant Batave et du Biélorusse…j’avoue avoir accusé le coup dans le dernier 250 et c’est peu dire. Je termine 4ème de cette petite finale (soit 10ème au global) juste derrière Braas qui n’a pas non plus réussi à contenir Obreno, le diable rouge !

 

Cela est toujours frustrant de mener les 3/4 de la course et de se voir dépassé de cette façon, mais je n’ai rien à regretter. J’ai voulu m’imposer et il me fallait tenter le coup. J’aurais pu jouer une course de l’arrière avec peut-être une 2ème ou 3ème place « plus sûre ». Mais ce n’était pas mon ambition du jour. Aucun regret. Je fais un beau championnat du monde, dans une catégorie plus que relevée. Les 9 noms devant moi ne sont pas des inconnus. Globalement, je suis à ma place, dans ce « paquet » de skiffeurs qui prétendent à la « Grande Finale » et se battent pour l’honneur en finale B. Le biélorusse était en finale à Aiguebelette (5ème) et a du se contenter de la finale C à Lucerne. Olaf Tufte, le double champion Olympique de la discipline, finaliste à Lucerne (il me sort en 1/2 finale) n’aura pu faire mieux qu’une finale C lors de ces mondiaux. Ce « paquet » du milieu oscille autour de cette finale B. 

6ème - 8ème - 10ème. Voilà le bilan de ma saison en skiff. Devant, c’est clairement un cran au-dessus avec un Drysdale et un Synek qui ont le « truc » en plus qui fait la différence. J’ai énormément apprécié courir contre des rameurs de ce niveau où chaque course est un challenge et où tout est possible, le meilleur comme le pire. 

 

 

Il est peut-être un peu tôt pour dresser un bilan objectif de la saison mais je ressors de celle-ci de façon positive. Après un début fait de haut de bas, la dure réalité d’une reprise suite à une année « off », après ma décision de ramer sous les couleurs canadiennes, je pense pouvoir dire que ma saison 2014 fut une belle saison et une réussite. Il y a, comme je viens de le dire, ce circuit international en skiff avec un moment fort que fut la Coupe du Monde à la maison à Aiguebelette mais aussi la victoire à Henley en 2 sans barreur. Ajouter à cela la RedBull Elements où je me suis vraiment amusé avec une super équipe ou encore ce 8ème titre pour le quatre de couple de l’Aviron Toulousain. Et il y a bien sûr ce nouveau départ dans ma carrière sportive. Cette saison m’a ouvert des portes que je ne soupçonnais pas au début. La saison 2015 est encore pleine d’inconnues et de zones d’ombre  mais je vais croquer dedans à pleines dents. Départ le 15 septembre prochain pour Victoria. Reprise de l’entraînement le 22 Septembre au VTC (Victoria Training Centre) puis 1ère échéance : Boston avec la Head Of the Charles Regatta. J’ai en effet eu l’honneur et le privilège d’être contacté pour faire partie du « Great Eight » qui regroupe les meilleurs coupleux (2 avirons par rameur) du circuit international au sein d’un 8. Pour la 50ème édition de la Régate, ce ne seront pas moins de trois « Great Eight » qui seront mis à l’eau. 

Le « Great Eight » composé de Drysdale (NZ) - Synek (CZE) - Tufte (NOR) - Sinkovic (CRO) - Sinkovic (CRO) - Braas (NED) - Graves (USA) - Bahain (CAN) - bar : Wiersum (NED)

Le « Great Sweep Eight » qui regroupera les meilleurs pointus (une rame par rameur) au monde avec notamment en chef de fil les Néozélandais Hamish Bond et Eric Murray. 

Le « Great Light Eight » composé des meilleurs rameurs poids léger du circuit. 

Une belle bataille sur l’eau en perspective. J’avais adoré l’ambiance de cette régate l’an passé. Nous avions vraiment passé un moment fort avec le huit français. 

 

 

Pour l’instant…place à 3 semaines sans « entraînements obligatoires ». Je vais pouvoir rester au lit même quand il pleut… un luxe !

 

 

Merci pour votre soutien tout au long de cette saison. Rendez-vous outre Atlantique pour de nouvelles aventures. 

 

 

 

« L’aventure continue… »

A la porte de la finale...

Publié le 30/08/2014 à 15:26 par julienbahain
A la porte de la finale...

 Crédit : Katie Steenman Images

 

La demi finale s'annonçait difficile mais je ne m'attendais pas à ajouter à cela des conditions de courses aussi compliquées. Le "Fairness Comity", en charge de s'assurer que les conditions de courses sont équitables, avait décidé quelques heures plus tôt de modifier l'attribution des lignes d'eau en "protégeant" les favoris. L’Allemand, Hacker, et le Néo-Zélandais, Drysdale, héritèrent des lignes 1 et 2. Quant au Cubain, Rodriguez, et moi-même se fut les couloirs 3 et 4. Je savais que pour passer, il me fallait refaire le coup de la série et dans les conditions mouvementées de bassin, battre le Cubain. Il le savait aussi… et il l’a joué stratégique. Je pensais pouvoir le laisser “griller quelques cartouches” dans le 1er 1000 et revenir dans le 2ème comme un vieux renard. A l’envie et surtout techniquement. Sauf que le 2ème 1000 était tout juste ramable et les écarts restèrent identiques. Tactiquement, j’aurais aussi du jouer mon va-tout dans le 1er 500 pour mettre le Cubain un peu plus sous pression et essayer de prendre cette 3ème place. J’échoue à la porte de la finale. A la régulière d’une certaine façon. Même si les lignes d’eau n’étaient pas très équitables, je ne joue pas encore dans la même cour qu’Hacker ou Drysdale. Mais je pense que j’aurais pu, ce jour là, prendre l’avantage sur Rodriguez.

 

 

Place à la Finale B et ce n’est jamais “a piece of cake”, avec le Néerlandais et le Biélorusse qui seront de très sérieux prétendants à la victoire sans oublier le Belge qui a fait un super championnat du monde. Je vais finir ce championnat en beauté et montrer que j’avais les ressources pour jouer en finale !

 

Départ de la course à 11h13 ce dimanche 31 Août en video live sur www.worldrowing.com

 

 

L’aventure continue…

3rd Round

Publié le 28/08/2014 à 10:22 par julienbahain
3rd Round

 

 

Les 1/4 de finales s’annonçaient être des courses couperets dans le but d’accéder aux 1/2 finales. Sur un bassin du Bosbaan arrosé par un vent contre capricieux, tantôt en rafale, tantôt absent, difficile de trouver son rythme facilement. Ces 1/4 de finales furent aussi l’occasion pour les outsiders de tenter et certains ont réussi à l’instar du Belge H.Obreno qui s’est payé le luxe de sortir ni plus ni moins que le double champion Olympique (2004-2008) de la discipline, Olaf Tufte. Ou encore le Jeune Suisse, B.Delarze, qui pendant plus de 1000m s’est accroché et a fait jeu égal avec le rameur d’Azerbaïdjan et moi-même. Je dois le reconnaître, je n’aime pas ce genre de course où la logique « dit que… », où « il n’y a rien à gagner mais tout à perdre ». 

Je fais une course correcte assez régulière mais avec clairement un manque de « NIAK » pour prendre un cran quand il le fallait. J’ai fait une course « plate ». Une course d’attente. Au moment où j’aurais pu reprendre l’avantage sur l’Azerbaïdjan à la fin du 3ème 500, je n’ai pas « dégoupillé ». Ne me demandez pas pourquoi. Je me suis contenté de cette 2ème place. Aveu de faiblesse ? D’une certaine façon, j’ai joué la prudence pour ne pas en faire de trop et me retrouver dans une situation peut-être inconfortable en cas « d’explosion intersidérale ». Avec le recul, je me dis que gagner ce 1/4 ne m’aurait pas donné une « meilleure » demi finale. Bref, j’ai trop cogité ! 

Direction les 1/2 finales où là, il va falloir se poser beaucoup moins de questions. 

 

 

 

Les deux 1/2 finales sont « équilibrées ». Il n’y a que des bons ou des très bons ! Il va falloir sortir le grand jeu. Ma finale, c’est la 1/2 finale. 

 

Rendez-vous vendredi sur www.worldrowing.com à 15h25 pour suivre les courses en vidéo streaming. 

 

 

« L’aventure continue… »

Amsterdam 2014 - Heat

Publié le 25/08/2014 à 20:39 par julienbahain
Amsterdam 2014 - Heat

 Crédit Photo : Katie Steenman Images

 

Une première journée de compétition positive. Je réussis une course de qualité dans un bassin compliqué et agité. Poussé par un fort vent avec, c’est avec des vagues parfois gênantes qu’il a fallu attaquer le 2ème 1000m. J’avais face à moi ni moins que le vice champion du monde de la catégorie, le Cubain Angel Fournier Rodriguez. Je me suis facilement mis devant et sans en faire de trop c’est avec une avance confortable que j’ai entamé la 2ème partie de parcours. En jetant un œil sur bâbord, je me suis aperçu que le Cubain n’était visiblement pas à son aise dans ce bassin rugueux. Je me suis contenté de faire le travail dans le 3ème 500 sans pousser le talent et c’est toujours avec la même avance que je suis rentré dans ce dernier 500m pour finalement m’offrir le luxe de terminer le parcours en levant le pied.

Etonnant.

Etonnant car je ne m’attendais pas à avoir une gestion de cette série de cette façon. Je suis parti fort mais avec l’intention de m’accrocher au Cubain dans ce milieu de parcours. Il semble qu’il ait clairement eu du mal à passer techniquement. Je ne signe pas un chrono fabuleux au vu des autres séries : 6’55 (1’38 – 1’42 – 1’44 – 1’49). Mais je sais que le dernier 500 est à revoir fortement à la baisse en cas de bord-à-bord mais surtout qu’au passage du 1000, je suis bien plus frais que ce que je pouvais être sur les étapes de coupe du monde. J’espère que cela va se confirmer dansles prochains jours.

 

Les repêchages ont eu lieu aujourd’hui et les tirages des ¼ de finales sont donc sortis.

Je suis, je dois l’avouer, plutôt rassuré. Avec des résultats un peu surprenants de certaines têtes d’affiche à l’instar du Cubain ou du Néerlandais, la suite logique des tirages pouvait s’avérer compliquée. C’est le cas pour les 2 derniers ¼ qui verront un prétendant logique aux ½ finales s’arrêter à ce stade de la compétition. Pour ma part, même si aucun adversaire n’est à sous-estimer, je pense être tombé du bon côté de la pièce à pile-ou-face.

 

SUISSE – CHINE – AZERBAIDJAN – CANADA – MEXIQUE – ARGENTINE

 

D’après les résultats de la saison, le rameur d’Azerbaïdjan, Alksandar Aleksandrov, sera le principal adversaire mais rien n’est fait dans une course où tout est ouvert pour les places qualificatives. Seuls les 3 premiers accèderont aux ½ finales de vendredi et si l’on veut continuer à jouer aux jeux de loterie, mieux vaut gagner ce ¼ ….

 

D’ici là, mardi sera l’occasion de faire un 1000m de travail au train de course afin de réactiver la mémoire du corps. En gros : « n’oublie pas que ça va faire mal.

Puis course à 16h55 mercredi.

 

« L’aventure continue… »

Amsterdam. Terminus.

Publié le 21/08/2014 à 20:45 par julienbahain
Amsterdam. Terminus.

 

 

Me voici arrivé au Bosbaan, le bassin olympique des Jeux de 1928. Après avoir fini de me préparer dans le Sud des Pays-Bas à Maasdam dans des conditions, il faut le dire, parfois dignes d’un début d’hiver, place à quelques kilomètres sur les eaux mouvementées d’un bassin qui accueillera près de 1200 rameuses et rameurs. Autant dire que cela va bouger à l’entraînement et en course !

 

C’est en skiff homme toute catégorie que nous serons les plus nombreux. Pas moins de 32 partants, ce qui nous fait un petit programme chargé sur la semaine, et ce n’est pas pour me déplaire. Avec souvent plusieurs jours entre les courses, les championnats du monde sont une compétition à part et qu’il faut savoir gérer. Ce coup-ci, je suis assuré d’avoir au moins 4 courses voire 5 s’il y a un passage par les repêchages.

 

 

J’ai réalisé un gros volume de travail depuis Lucerne mi Juillet avec près de 700 km dans mon nouveau skiff Empacher. Auxquels viennent s’ajouter les heures de musculation, de vélo et d’ergomètre. Les quelques jours avant le début des courses sont stratégiques. Le corps est fatigué et veut récupérer. Il faut lever le pied mais ne surtout pas casser le rythme. Ce rythme est le garant d’un corps qui répondra présent au moment voulu. Avec des courses uniquement en fin d’après midi, cela équivaut à l’entraînement de l’après midi dans le rythme que j'ai adopté depuis plus d'un mois. Donc je conserve la séance du matin assez tôt, la sieste de rigueur en début d’après-midi puis je suis et serai d’attaque à 16h !

 

Début de la compétition dimanche en fin d’après midi avec les séries qualificatives. Puis un possible repêchage (selon le système d’avancement que je ne connais pas encore), dès le lundi après midi. Puis une course tous les 2 jours jusqu’à la finale dimanche. Ce rythme me va bien. Objectif : faire une bonne entrée en matière dès dimanche pour lancer la machine !

 

Mais avant cela, « cérémonie de la feuille d’érable » en ce jeudi soir. « The Maple Leaf Ceremony » est un rituel auquel j’ai eu le droit pour mes 1erschampionnats du monde sous les couleurs canadiennes. Seuls les rameurs et rameuses aux championnats du monde ont le privilège de courir avec leurs avirons arborant la feuille d’érable. Lors des autres compétitions, les rames en sont dépourvues pour l’ensemble des rameurs. Une mention spéciale aux « nouveaux » a lieu lors de cette cérémonie. Et….je me suis fait avoir comme un bleu. Les « anciens » m’ont fait comprendre que pour cette cérémonie, les photos devaient se faire en combi de course. Je suis donc remonté à toute vitesse au 9ème étage pour récupérer la dite combinaison et la mettre. Mais c’était une blague bien sûr (Thanks Will Crothers) ! Au moins, j’aurais fait rire le monde et j’aurais honorablement gagné mes feuilles d’érable sur mes rames…

 Maple Leaf

 

 

Programme du Skiff Homme Toute Catégorie

 

Dimanche 24 Août (16h58 à 17h33) – Séries qualificatives

Lundi 25 Août (17h14 à 17h28) – Repêchages

Mercredi 27 Août (16h39 à 17h) – ¼ de Finale

Vendredi 29 Août (15h15 et 15h25) – ½ Finale

 

Dimanche 31 Août (11h13 et 14h03) – Finales B et A

Intermède

Publié le 04/08/2014 à 14:44 par julienbahain
Intermède

Je n’ai donné que très peu de nouvelles depuis Lucerne. Je me suis contenté de messages courts et pratiques sur les réseaux sociaux. Voici un petit résumé des dernières semaines.

 

Lucerne fut une occasion supplémentaire de pouvoir engranger de l’expérience en skiff mais avec une donnée de plus : la fatigue. Il est vrai que ma participation aussi inopinée qu’étonnante aux Régates Royales d’Henley n’a pas aidé. C’était surtout la fin d’un cycle de compétitions commencé avec le championnat de France bateaux longs début Juin. L’enchaînement presque tous les WE m’a amené, aussi bien à me sentir à mon pic de forme après 3 régates comme à me sentir dans le dur à la 5ème ! Mais c’est justement avec la fatigue qu’il fallait composer. Je me suis donné à fond sur chaque course. Je fais jeu égal avec les « gros » en demi-finale pour finalement « exploser » à 100m de l’arrivée face à un Olaf Tufte revanchard après Aiguebelette. J’échoue au pied de l’entrée en finale mais avec une info importante. Je suis à même de rivaliser et avec un brin de fraicheur, cela aurait pu le faire. Toutefois, il y a encore une sacrée marche avec les 3-4 premiers qui sont vraiment un cran au-dessus. Je crois qu’il va falloir que le programme canadien révolutionne ma VO2max pour que je commence à jouer vraiment ! Bref, en finale B (places de 7 à 12), je mène la course de bout en bout mais le Roumain prend les choses en main à l’entrée du dernier 250m et je n’arrive pas à contrecarrer l’attaque. Je termine 2ème de cette course impressionnante.  Impressionnante car les 4 autres adversaires ont eu des ailes dans cette dernière portion de parcours. Nous finissons tous en moins de 2 secondes et demi ce qui en fait la 2ème course la plus serrée de ma carrière (1).

 

Puis ce fut le retour à Toulouse pour vivre d’autres beaux moments de la vie. Le mariage de Cédric dont j’étais le témoin, « 2 jours surprises » organisés par les gars du quatre de couple (Jo Coeffic, JD Bernard et Cédric Berrest) pour me dire au revoir (2), l’enterrement de vie de garçon de mon ami d’enfance. Autant d’occasions importantes avant de m’envoler outre Atlantique. Mais il ne fallait pas perdre de vue la préparation pour les mondiaux. Ces quelques jours pour décompresser de ces semaines plus que fatigantes étaient nécessaires. Je suis retourné à l’entraînement gonflé à bloc. J’essaye actuellement un tout nouveau bateau de chez Empacher. Un bel oiseau ! Je sens que la vitesse est bonne. Je garde pour l’instant le même schéma d’entraînement que celui des années précédentes. D’un commun accord avec le staff canadien, nous avons convenu que de changer radicalement la préparation à 1 mois d’une échéance majeure était trop risqué. Je rame donc seul face à mes chronos sur la Garonne qui est bien capricieuse en ce moment. D’un jour sur l’autre c’est aussi bien un miroir qu’un torrent déchaîné. La faute aux nombreux orages qui gonflent de façon intempestive le cours d’eau !

 

Dans le même temps, je continue à travailler à Toulouse Matabiau jusqu’au 7 Août. Je garde donc mon aménagement horaire jusqu’à cette date avant de partir en congé de disponibilité (sans solde) pour une durée de 2 ans. Il faut ajouter à cela le déménagement qui n’est pas une simple affaire. Pour ceux qui se posent la question, nous n’emmenons presque rien. J’ai rempli 2 bagages de vêtements. Une housse avec mon vélo. Et 2 cantines métalliques qu’on envoie en fret maritime avec des choses que l’on souhaite avoir de l’autre côté mais que nous ne sommes pas pressés de retrouver. Le reste ? Vendu ou donné, voire stocké. Mais en toute honnêteté, ce n’est pas un grille-pain ou une machine à laver qui sont compliqués à racheter si l’on revient un jour. Le plus dur actuellement, c’est de gérer la logistique et de vivre dans un appartement qui ressemble plus à un campement militaire qu’à un logement. Départ pour les Pays-Bas dimanche 10 Août avec la remorque à bateaux pleine. Quelle meilleure façon de quitter la France ? ;)

 

(1)      : la course la plus serrée de ma carrière reste encore la demi-finale des championnats du monde juniors à Banyoles (Espagne) en 2004. Les 6 bateaux avaient franchi la ligne en 1 seconde et 63 centièmes. Nous nous étions emparés de la 3ème place, synonyme de finale.

 

 

(2)       : chaque année depuis 2010, nous nous retrouvons avec Jo, JD et Cédric (quatre de couple 2006, 2007 et en partie 2008) lors d’un WE afin de tout simplement refaire le monde. Une belle preuve que l’amitié créée en bateau perdure même une fois la carrière terminée.

Henley Royal Regatta 2014

Publié le 08/07/2014 à 14:49 par julienbahain
Henley Royal Regatta 2014

 

C'est je crois la victoire la plus surprenante et la plus atypique de ma carrière sportive. Si mardi dernier vous m'aviez dit "dimanche, tu vas gagner le deux sans barreur aux Régates Royales d'Henley", je vous aurais certainement regardé avec des grands yeux et j'aurais ri ! Et pourtant…Mardi 1er Juillet, 21h17, Mitchel Steenman, rameur du 2 sans barreur néerlandais et accessoirement le frère de ma fiancée, m'appelle en me posant une question assez simple : "Is there a reason why you are not going to Henley ?". Pourquoi est ce que je ne vais pas à Henley? Bonne question! Parce que je souhaitais me focaliser sur Lucerne la semaine d'après. Parce que ce n'est pas au calendrier de l'équipe du Canada. Parce que l'enchaînement Championnat de France, Etape de Coupe du Monde n°2 (Aiguebelette), Etape de Coupe du Monde n°3 (Lucerne), le tout en 5 semaines, est déjà assez dur physiquement, psychologiquement. Parce qu'actuellement, j'ai aussi beaucoup de détails pratiques à gérer avant mon départ pour Victoria en Septembre. Bref…des raisons de ne pas y aller, il y en avait plein. Ma réponse fut simplement une question : "Pourquoi?". Il me répond que son coéquipier avec lequel il est vice champion d'Europe cette saison et médaillé de bronze l'an passé aux championnats du monde est malade et il ne peut courir à ces mythiques régates du monde de l'aviron et du paysage du sport Anglais. Il a pensé à moi. Il préfère tenter le coup et essayer plutôt que de faire forfait. Au même moment, je regarde les vols sur internet. Je ne peux quitter le travail avant 17h le jeudi 3 juillet. La 1ère course est vendredi 4 juillet. On a jamais ramé ensemble. Les règles de la régates m'autorisent à remplacer dans le bateau (il n'y a pas de règles concernant la nationalité seulement une règle imposant un changement maximal de 50% de l'équipage en cas de problème médical). Bref…l'opportunité est énorme. Le mercredi 2 juillet, les billets d'avion sont réservés. Le jeudi soir à 18h30, me voici sur le vol British Airways Toulouse/Londres Heathrow. Le décalage horaire joue en notre faveur car en atterrissant 2h plus tard à 19h15 heure locale, nous avons pu tout simplement être à 20h15 sur la Tamise à donner nos 1ers coups de rame. Nous sommes sortis avec le sourire jusqu'aux oreilles. "Ce n'est pas parfait mais ça va le faire!"

 


Une petite sortie entre midi et 2 le vendredi nous a permis de faire 1 départ ou 2, de changer quelques détails au niveau réglages et nous voilà l'après midi alignés au départ avec des arbitres et des spectateurs aussi étonnés que contents de me voir au 2 de ce 2 sans barreur atypique. Nous tombions contre un jeune équipage de l'université de Cambridge. Motivés et sans complexe, ils nous ont mené la vie dure sur le départ, qui il faut le dire, était loin d'être notre point fort. Nous remportons finalement la course aisément. Nous ne pouvions que progresser. Nous avons pris les courses les unes après les autres.


En demi finale le samedi après midi, c'était soit le 2 sans barreur Anglais, soit nous, dans ces courses à élimination directe (format Grand Chelem de tennis). Nous faisons une bonne course au train avec une base solide. Quelques fautes mais qui ne nous pénalisent pas tant que ça et nous voici en finale des Régates Royales d'Henley. Si on m'avait dit cela mardi !


Seulement, en finale, il s'agit des Sud Africains. 8èmes l'an passé aux mondiaux. Les chronos sont largement en leur faveur sur le WE. Un autre morceau auquel s'attaquer. Nous savions que le départ ne serait pas notre force. La consigne : "pas plus d'une longueur de bateau d'écart". Sortis du start, c'est derrière et avec une longueur pleine que nous commençons le parcours. Un travail de coup par coup, à la relance, sans rien leur laisser de plus. Nous les avons mis sous pression à un train de course à plus de 38 coups/minute. Puis passer la mi-parcours, nous avons commencé à reprendre du terrain. Quelle sensation énorme devant les tribunes de passer coup après coup et de sentir que l'on s'empare de la victoire.


Je crie un grand "Enjoy man" qui nous relance de plus belle. C'est en profitant des derniers coups de rame que nous franchissons la ligne et que je lève les bras en l'air. Sans pression, juste à l'envie et avec simplicité. Course après course. Quelle challenge et quelle belle histoire à raconter aux repas de famille dans 10 ou 20 ans.

 


Ma 3ème victoire à Henley en 4 participations, dans 3 bateaux différents, en couple (2 avirons/rameur) et en pointe (1 aviron/rameur).

- 2006 : Quatre de couple

- 2010 : Deux de couple

- 2014 : Deux de pointe

Une seule envie… revenir l'an prochain.


A présent, retour au planning initial. Direction Lucerne ce lundi 7 Juillet avec une pause de 2 jours à Aiguebelette pour s'entraîner, se reposer un peu et couper la route en deux.
Objectif de cette finale de coupe du monde : mettre à profit les bons parcours récents et l'expérience accumulée pour pouvoir commencer à jouer un peu avec les "gros". Le plateau est énorme. 31 partants et pas un manquant !

 

Holland Beker 2014

Publié le 02/07/2014 à 22:03 par julienbahain
Holland Beker 2014

 

Un WE de compétition aux Pays-Bas qui s'est terminé par une très belle 2ème place. Retour sur  ces quelques jours à Amsterdam.
La Holland Beker est l'une des plus vieilles compétitions d'aviron au monde. La 1ère édition eu lieu en 1886 et était l'évènement qui voyait s'affronter les meilleurs skieurs néerlandais. Puis d'année en année, cette compétition a pris de l'ampleur en devenant internationale et proposant d'autres classes de bateau. Cette année, 21 pays étaient représentés dans tous les types d'embarcations. La compétition porte aujourd'hui le nom d'Argon Koninklijke Holland Beker et le skiff masculin reste l'épreuve phare de la compétition, preuve en est du format de compétition. Toutes les autres épreuves se courent en 2 journées : Série/Finale le samedi et idem le dimanche (il est donc possible d'avoir des adversaires différents sur les 2 journées). Tandis que l'épreuve individuelle est au format de course habituelle. Série - repêchages - 1/2 finale - finale. Une épreuve un peu à part.


Cette année est une année particulière pour les Pays Bas et le bassin du Bosbaan d'Amsterdam. En effet, en Août auront lieu les championnats du monde et l'engouement pour le sport est palpable. La fédération et son principal sponsor, Aegon, multiplient les actions de communication. Pour preuve, l'évènement très médiatique dans le coeur de la capitale le jeudi précédent la régate. Les "Aegon City Rowing Sprints" sont des sprints de 200m organisés sur les canaux du centre ville depuis l'an passé. Format duel, télévisé et à 17h30.

Une vitrine énorme pour le sport alors que les touristes, les habitants du coin, les curieux et les rameurs se massent au bord du canal pour voir s'affronter les skiffeurs hommes et femmes invités par l'organisation. L'occasion d'y voir aussi les stars néerlandaises s'essayer à l'aviron. L'équipe de patinage de vitesse homme contre celles des femmes ou encore le mythique gardien de l'AJAX contre l'ancien entraîneur de football de la sélection batave. Un vrai moment à vivre pour les spectateurs mais surtout pour les rameurs. J'ai adoré ! Quelle ambiance ! Cerise sur le gâteau, je remporte la 2ème édition face à Roel Braas. 

 


2 jours plus tard, départ de la série du skiff dans l'épreuve de la Holland Beker. Arrivé sans mon matériel, il me fallait m'habituer rapidement à un autre bateau. C'est dans le skiff de mon futur beau-frère que j'ai décidé de m'aligner. J'ai passé sans souci les étapes de qualification pour arriver en finale face à ce même Roel Braas, tenant du titre, champion des Pays Bas et recordman national sur l'ergomètre (5'42). Une vraie machine de guerre. Je me sens petit à côté !
J'ai réalisé une finale dont je suis très fier en ne lâchant rien et en poussant le néerlandais dans ses retranchements. On termine le parcours pointe dans pointe, lui en battant le record des Pays Bas (6'44"33) et moi en battant mon record personnel (6'46"10). Je fais une course pleine, sans regret avec un profil comme j'aime les voir (1'39-1'43-1'42-1'40). Bref, le seul problème, c'est que sur le podium, j'avais l'air petit !


La suite ? Je pensais que la prochaine étape serait Lucerne mais mes plans ont changé à la dernière minute. Je courrai bien en Suisse dans 1 semaine et demi mais entre temps, c'est aux Régates Royales d'Henley en Grande Bretagne que je vais me rendre dans l'urgence. En effet, mon futur beau-frère, Mitchel Steenman, est la nage du deux sans barreur néerlandais (médaillé de bronze l'an passé au championnat du monde) et son coéquipier, Rogier Blink, est tombé malade. Il est dans l'impossibilité de courir ce WE. Mitchel m'a appelé ce mardi soir en me demandant de le remplacer au pied levé. Un sacré challenge surtout que nous n'avons jamais ramé ensemble et encore moins dans un bateau aussi dur que le deux sans barreur. Comme le dit Mitchel : "c'est prendre le risque que ça ne marche pas ou alors faire forfait…" ! J'aime bien la philosophie. Et hop…un billet d'avion plus tard et un costume sur le dos, me voici parti jeudi soir pour Londres et cette mythique régate. Première course vendredi ! On verra si on passe le 1er tour…

 

L'aventure continue...

Finale de Coupe du Monde

Publié le 26/06/2014 à 11:36 par julienbahain
Finale de Coupe du Monde

Je souhaitais faire le bilan posément de ce WE de Coupe du Monde à la maison.
Je réalise un très bon WE pour ma première au niveau international depuis la saison olympique de 2012.

J'ai construit sereinement mon parcours de course en course pour me hisser en finale.
Je savais que je serais un peu "short" en finale face à des Drysdale ou des Hacker. J'ai essayé d'apprendre, de voir ce que cela pouvait donner actuellement. Je sais que je peux compter sur une faculté à partir vite sans trop de débauche d'énergie. Mais il me manque ce 3ème 500 puissant et économique. Difficile de faire le poids quand la bagarre fait rage pour la victoire comme cela a été le cas. Je termine bon 6ème mais avec une information importante : je suis capable d'être dans le coup en skiff au niveau international.

Je voulais remercier tous les spectateurs, les organisateurs, les bénévoles qui par leurs encouragements, leurs petits mots de soutien, leurs attentions, ont fait de cette compétition un moment fort pour moi. Je portais les couleurs canadiennes mais mon coeur est encore en France. MERCI.

A présent, direction les Pays Bas pour la Holland Beker que je m'apprête à courir en skiff. L'occasion de prendre encore le pouls dans la discipline face à Roel Braas ou Georges Bridgewater.

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"L'aventure continue…"

1ère journée dans le tempo

Publié le 20/06/2014 à 20:57 par julienbahain
1ère journée dans le tempo

 

Bilan de cette première journée de course. Je fais une bonne entrée dans la compétition sous mes nouvelles couleurs. Beaucoup d'encouragements tout au long du parcours et sur la berge. "Allez Julien" - "Go Canada" - "Allez la France" ! Des encouragements qui donnent des ailes ! Et j'avoue que l'émotion au départ était palpable et que je me suis élancé plein d'envie et l'esprit libre.


Je réalise donc une 2ème place en série ce matin derrière le cubain. Je pointe à plus de 7 secondes du vice champion du monde en titre. J'ai fait une course très régulière en essayant me mettre en place sans faire de fioritures ni d'attaque. Le bassin était magnifique. Seul petit hic. Le système de parcours contre-la-montre avec les départ dans 2 lignes d'eau voisines est un vrai problème concernant la vague. Je pense qu'une ligne d'écart n'aurait pas été du luxe pour éviter de prendre la vague de côté du concurrent parti 3à secondes plus tôt. Cette solution est à étudier si le cas se présentait lors d'un prochain évènement. Cette 2ème place était synonyme de place de leader pour le repêchage de l'après midi. Mais les résultats du matin et les tirages ont voulu que je tombe contre le légendaire Olaf Tufte lors de ce repêchage. Son chrono du matin le donnait 2 secondes plus rapide que moi mais étant tombé dans la manche avec le Néerlandais et le Néo-Zélandais, il n'a pu faire mieux que 3ème.  Je voulais gagner cette course car elle pouvait normalement me permettre d'avoir un meilleur tirage pour la 1/2 finale.


Les conditions étaient assez mauvaises dans le 1er 750m avec un fort vent de côté. J'ai réussi à partir vite mais le Norvégien s'est accroché. j'ai du m'employer dans le 1000 du milieu pour faire la différence et assurer cette 1ère place. J'avais peur que Tufte fasse un énorme dernier 500 mais j'ai pu conserver l'écart et m'imposer.
Cette victoire est importante car mon tirage pour la 1/2 finale est favorable.


USA - CANADA - CUBA - GERMANY - FINLAND - FRANCE

Le Cubain et l'Allemand seront très certainement au dessus du lot mais derrière, la 3ème place est ouverte et j'espère bien m'en emparer. Course à 15h06 à suivre en direct sur www.worldrowing.com


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