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Date de création : 14.06.2007
Dernière mise à jour : 22.10.2014
375articles


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3 secondes à Boston

Publié le 22/10/2014 à 05:43 par julienbahain
3 secondes à Boston

(version française à la fin)

The 50th Head Of The Charles gives me a lot to talk about. As I said in my last post, those days with the Great Sculling Eight crew have been some great moments. On Saturday we all raced in doubles or singles (except Roel Braas). That was definitely not our priority number one for that WE. On friday afternoon, for most of us, we went on the water for a few hundred meters to see if the foot stretcher and the pitch were fine. Nothing more than this. I decided a few weeks ago that I would try the new Arrows from Crocker. The feeling with those oars is a bit different compare to my « old » S4 especially at the catch. But I really like rowing those oars. Very light, perfectly balanced. The drive feels very constant and solid.

Never mind the seek for perfect settings…. here I was at the start line with my « quickly-rigged » Hudson wondering why I was seating here. The past week has been a bit upside down because of a back injury that prevented me from training from sunday until thursday. I managed to fly to Boston, stretching and releasing the tension on the floor at the back of the aircraft. I have to say that I wanted to make sure that my back was going to make it to the line. No way I was going to let my crewmates down the next morning in the 8. So I raced with one thing in mind : « take it easy ». The Head Of The Charles is mainly about taking the right course which means…steering a lot. In the 8, no worry. You have a coxswain. But in single scull, twisting your neck every 10 strokes is what you have to be ready for…especially if you don’t know the river so well. So I focused on steering before hammering ! I took it as a game trying to take some good lines, buoys between my blade and my hull. I went for a solid last 500m rating 36-38 and that was it. 

If you would have asked me my position right after the finish line, I would have probably told you that a top 10 would have been a pretty good result. I came 3rd ! 4 seconds behind last year’s winner, K.Borch from Norway, who came 2nd and a tinny little second ahead of Mahé Drysdale from New-Zealand (current Olympic Champion and 5-times word champion in single scull). But the winner of the day is Andew Campbell (the 2014 US lightweight single sculler) in front of his home crowd and on « his » river. With 10 seconds ahead of the field, he was, with no doubt, the 50th winner of the Men Single Event. So I was really happy with my result which means that my basic speed is quite good…as well as my steering skills ! 

The next day was the big deal. Our last training together showed that our cruising speed was high. Nevertheless, in a race, the question is : « Are you able to do it on that particular day, in those conditions for 3 miles ? ». In the strong and cold headwind, we knew that power without a clean and savvy stroke was going to be unsustainable on that distance. My job at bow? Make sure to keep the balance and release as clean and stable as possible. Our middle four, with an average 2k erg of 5’42, was clearly going to be the engine room for the Sinkovic Brothers stroking as long as possible. No crazy rating. A steady 34-35 to make sure that everyone could row and use his full length. We made sure that we left enough gap between the Great Sweep Eight, who started right ahead, and us. We didn’t want to be in their wash nor help them by giving them a boat to race against. The bigger the gap, the harder it is to judge the distance you lose or you win. Our coxswain, Peter Wiersum, did the best line you could imagine. The final charge was so impressive. We were in unison and with a solid 40 strokes per minute, we were literally flying (at least…at bow !).

We crossed the line with the feeling that we had done everything we could. Mahé used those words while recovering on the water : « We don’t know the result yet, but whatever it may be, we have done the best race we could do today. Heads up. Proud of you Scullers. » 

It took almost an hour before the official results to be announced. A « massive » 3 seconds Victory for our Great Sculling Eight ahead of a Great Sweep Eight and a disappointed Hamish Bond who worked hard to gather the best sweep rowers and make them train on the Charles for a full week. They wanted to win. We wanted to win. The Scullers bate the Sweepers at their own game… 

A 1st place in the Eight. A promising and surprising 3rd place in single scull, I go back to Victoria highly motivated. 

_________________________________________________________________

 

Quel WE de compétition que cette 50ème édition de la Head Of The Charles ! Comme je l’ai dit dans mon dernier post, ces quelques jours au sein du « Great Sculling Eight » ont été riches en émotion. Tout d’abord, samedi fut l’occasion pour notre équipage de courir en bateau court. Les Sinkovic Brothers (champions et recordmen du monde en double) face à une mixte Tchéco-norvégienne (Synek/Tufte). Drysdale, Graves et moi-même courrions en skiff tandis que Roel Braas gardait les jambes au frais. Notre priorité étant le huit, nous n’avons pas pris le temps de vraiment bien nous installer dans nos embarcations. 300m en skiff pour vérifier les réglages rapidement et rien de plus. J’avais décidé à Amsterdam que je souhaitais essayer les « Arrows » de chez Crocker, les nouvelles ultra-fines de la marque. Les sensations diffèrent beaucoup de mes bonnes vieilles S4 surtout à la prise d'eau. Mais c’est un essai positif. Peu importe les réglages, me voici sur la ligne de départ dans mon Hudson monté à la hâte à me demander pourquoi j’ai absolument voulu m’engager en skiff. Les derniers jours furent plein d’incertitude. Une semaine plus tôt, je me bloquais le dos en musculation. Incapable de ramer et tout juste autorisé à marcher 30 min, j’ai quand même pris l’avion le mercredi avec mes anti-inflammatoires en passant une partie des 7h de vols allongé à l’arrière à m’étirer et à essayer de relâcher la tension musculaire. J’étais heureux de pouvoir mettre les 1ers coups de rame le jeudi matin mais la douleur n’était pas loin. Je ne voulais donc pas faire de ma sortie en skiff un billet de sortie du 8 ! L’objectif était de s’assurer que le dos tienne le coup et je me suis dis : « vas-y molo ». Cette tête de rivière est surtout une histoire de direction. Une bonne ligne et ce sont des secondes dans la poche. En huit, pas de souci pour les rameurs…il y a un barreur. En skiff, il faut se retourner régulièrement, d’autant plus quand on ne connait pas par coeur le bassin. Je me suis donc concentré sur la direction avant de me concentrer sur la taille de mes bouillons dans l’eau. J’ai descendu le parcours à un gentil 28, long et solide avec des pulsations dans la fourchette basse et le tout en m’assurant les bonnes décisions en terme de trajectoire. Je finis le dernier 500m pour l’honneur à 36-38.

Je franchis la ligne en me disant qu'être dans les 10 premiers serait un bon résultat. C’est en arrivant au ponton qu’on m’annonce que j’ai fait 3ème entre K.Borch le Norvégien (4sec) et devant M.Drysdale pour une petite seconde. Battre le champion olympique en titre et quintuple champion du monde de la discipline, cela ne se refuse pas. Et de cette manière…je suis satisfait. Ma vitesse de base est bonne, tout comme mon sens de la direction apparamment. Toutefois, il faut nuancer les choses. On a pris une leçon par le jeune poids léger américain, local de l’étape, qui s’impose avec 10sec d’avance et en signant le record du bassin. Chapeau bas, Mr Andrew Campbell. 

C’est le lendemain que les choses sérieuses commencèrent. Nos 4 sorties sur l’eau ensemble nous avaient montré que notre vitesse de croisière était très bonne. Mais encore fallait-il être capable de reproduire cela le Jour-J, dans les conditions du moment et pendant 4,8km. Dans ce fort vent contre et glacial de ce dimanche après-midi, nous savions qu’appliquer notre puissance sans faire attention à réaliser le coup d’aviron de manière propre et intelligente, ne nous permettrait pas de tenir la distance. Avec John Graves à la pointe, notre rôle était clairement de tenir l’équilibre de la coque dans les nombreuses rafales et dans les virages afin de permettre à nos « 4 fantastiques » du milieu d’appliquer leur 5’42 de moyenne à l’ergomètre. Long et puissant, tel était le mot d’ordre pour les 2 frères Croates. Pas de cadence infernale dans ce vent défavorable. C’est à 34-35 que nous avons descendu le parcours. Nous sommes partis en laissant le maximum d’écart entre nous et le Great Sweep Eight, notre adversaire principal, afin de ne pas nous retrouver dans leur vague mais surtout pour ne pas leur permettre de faire la course contre nous. Plus l’écart est grand au départ, plus il est dur de juger de la distance qu’on prend ou qu’on perd. Il ne fallait pas qu’on les aide à nous battre. Stratégie mise en place par Peter Wiersum, notre barreur, qui a pris des trajectoires comme on pouvait les rêver. Je retiendrai de cette course le dernier 700m qui fut une charge massive à plus de 40 coups/minute. Je volais littéralement à la pointe ! Quelle puissance ! 

 

Une fois la ligne franchie et sans aucune indication sur le résultat, Mahé Drysdale a eu ces mots plein de bon sens : « Quelque soit le résultat, nous avons fait la course que nous devions faire. Nous n’avons rien à nous reprocher. On garde ça en tête. Je suis fier de vous les Skiffeurs ». Cela a pris près d’une heure avant que les résultats officiels ne soient annoncés. C’est avec un écart « monstrueux » de 3 secondes seulement que nous nous imposons face à un Great Sweep Eight et un Hamish Bond déçus et un peu amers. Ils avaient tout mis en place pour essayer de remporter cette course. Une semaine d’entraînement ensemble à Boston et aucune fantaisie lors des soirées de gala ou les repas de l’organisation. Ils voulaient gagner. Nous voulions gagner. Les « Coupleux » ont battu les « Pointus » à leur propre jeu. Mais déjà, cela parlait de revanche l’an prochain…

 

 

Une 1ère place en huit et une étonnante et prometteuse 3ème place en skiff, je m’envole pour Victoria motivé et gonflé à bloc. 

 

« L’aventure continue… »

 

Head Of Charles Regatta 2014

Publié le 17/10/2014 à 01:22 par julienbahain
Head Of Charles Regatta 2014

 

 

When I was asked in August to be part of the Great 8, my first thought was « Are you sure you called the right person ? ». Few years ago I thought it must be so cool to be part of a crew gathering the best scullers in the world. Rowing single scull on and off since 2010 allowed me to get to know those guys, to discover the very special and VIP world that is theirs. There is a real comradery spirit and they are actually good friends. 

My results in 2014 in single scull and our victory in the pair at Henley Royal Regatta with Mitchel Steenman opened a door into this world. 

So when they called me and said « we would like to have a you for the Head Of Charles », I straight said « YES » (after checking with the canadian team if I could go !). 

And here I am now in Boston for the 2014 Head of the Charles as a crew member of the « Great 8 ». It is a very special year as it is the 50th anniversary of this world-known regatta, the biggest rowing event. 

The line-up for our eight is : M.Sinkovic (8) - V.Sinkovic (7) - O.Synek (6) - O.Tufte (5) - M.Drysdale (4) - R.Braas (3) - J.Bahain (2) - J.Graves (1) - P.Wiersum (c) 

We are having a really good time sharing rowing experience, « after party » stories, lifestyle and training programs. We have fun and no pressure. 

We took our first strokes in our brand new Hudson hull. Incredible how much power we are able to generate ! The main challenge is to be able to make something together out of this power. 8 scullers from different countries trying to do the same thing in 2 days ! But things went pretty well and the boat is moving fast. It is going to be really exciting to race on Sunday. 

Our main competition will be : 

- the US team Eight, 4th at the last world championships in Amsterdam. 

- The french Eight that I know quite well. Those guys came 5th in Amsterdam in August. 

- The Harvard Eight 2nd last year on the Charles River and they will race in front of their homecrowd. 

- The Great Sweep Eight… coming here with the same purpose. Gathering the best sweep rowers in the world in the same race and race the fastest they can. 

 

And just to have more fun, our eight is going to race small boats on saturday (Double scull and single scull). A good warm up to get ready for Sunday racing which is our top priority. 

 

You can follow the races on : http://www.hocr.org

 

Let’s have fun and some speed….

 

 

 

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Lorsqu’on m’a demandé en Août dernier de faire partie du « Great 8 », ma 1ère pensée fut : « est ce que vous avez appelé la bonne personne? ». Il y a quelques années, quand je regardais cet équipage composé des meilleurs coupleux au monde, je me disais que cela devait être tout simplement cool d’être assis dans ce bateau. Tufte, Drysdale, Campbell,… . Depuis 2010 et mes débuts en skiffs, j’ai tout doucement découvert ce monde de l’aviron très particulier et à part où il règne un esprit de camaraderie très fort qui contraste avec le monde des bateaux plus longs. Tous ces skiffeurs, les rameurs les plus individualistes au monde, sont en fait de vrais amis entre eux et partagent énormément ensemble. Mes résultats en 2014 et ma victoire aux Régates Royales d’Henley en deux sans barreur avec Mitchel Steenman m’ont ouvert une porte sur ce milieu. Lorsque l’on m’a appelé en me proposant d’intégrer l’équipage, j’ai directement répondu « OUI » (après avoir demandé l’autorisation au Head Coach canadien si je pouvais m’absenter de Victoria pour cela !). 

Et me voici à Boston, 1 an après avoir ramé dans le 8 Français, au sein de cet équipage atypique. Cette année est vraiment spéciale puisqu’il s’agit de la 50ème édition de la régate, la plus grande du monde en nombre de participants et la plus connue avec Henley. 

La composition de notre équipage est la suivante : 

M.Sinkovic (nage) - V.Sinkovic (2) - O.Synek (3) - O.Tufte (4) - M.Drysdale (5) - R.Braas (6) - J.Bahain (7) - J.Graves (8) - P.Wiersum (b) 

On passe un très bon moment à partager nos expériences, nos souvenirs de soirées de championnat, nos façons de vivre et de s’entraîner. On s’amuse sans aucune pression !

Nous avons donné nos 1ers coups de rame aujourd’hui dans notre Hudson flambant neuf. Incroyable la puissance que nous pouvons produire dans ce bateau. Le défi à présent est de réussir à faire la même chose tous ensemble. 8 coupleux de différents pays qui essayent de ramer ensemble en 2 jours….le challenge est ici ! Mais cela va bien et le bateau va vite. J’hâte d’être à dimanche sur la ligne de départ. 

Nos principaux adversaires seront : 

- Le 8 américain, 4ème aux derniers mondiaux à Amsterdam

- Le 8 français que je connais bien, 5ème aux Pays Bas il y a un mois. 

- Le 8 d’Harvard, 2ème l’an passé à cette régate et qui rameront sur leur bassin. 

- Le « Great Sweep 8 »,….qui sont là pour la même raison : réunir les meilleurs pointus du monde pour ramer ensemble

 

Et juste pour pimenter le tout, l’ensemble de notre équipage s’adonnera à une bataille de skiffs le samedi. Une bonne manière de trouver ses marques pour la course du dimanche en 8 qui est notre priorité ! 

 

Vous pouvez suivre la compétition et les courses en live sur : http://www.hocr.org

 

L’aventure continue….

 

 

Long is the road

Publié le 06/10/2014 à 06:54 par julienbahain
Long is the road

 

15ème jour. Je viens de rentrer chez moi après tout juste un peu moins de 100km de vélo dans la péninsule de Victoria. En ce dimanche après-midi du mois d’Octobre, j’ai tout juste la force de me dire : « il faut que je mange ». Je viens de brûler près de 4000 kcal et je sais que si je veux pouvoir me lever demain matin et enchaîner les kilomètres, il va me falloir mettre du carburant dans la machine ! Je sais que je suis loin des vagues de l’Atlantique mais ce sentiment d’être partagé entre « manger pour survivre » et « se reposer pour survivre » fait echo dans ma tête. Je suis tellement bien, allongé dans l’entrée de mon appartement, avec ma couche culotte de cycliste. Il est midi. J’ai mon après-midi OFF, le 2ème et dernier de la semaine. 

Après un repas fait de riz, de crevettes, de jambon, de fromage,… Je tombe de sommeil à 14h pour me réveiller avec une faim de loup à 16h30. Un goûter ? Je ressors les pâtes bolognaises de la veille. Ce n’est que le 3ème repas du jour. Je suis quasiment sûr que j’aurai faim dans 2h !

 

 

Après 15 jours d’entraînement au sein de l’équipe, le bilan est clair : le volume est le maître mot et la clé de voûte du programme. Là où j’étais en moyenne à 3h00 effectives d’entraînement par jour en France (soit 21h/semaine en réalisant le programme), je suis à 4h effectives ici. Et cette heure de différence, je la sens ! Il faut ajouter à cela une bonne dose de compétition où chaque entraînement n’est finalement qu’un moyen de prouver sa valeur individuelle. 

 

En volume semaine, on effectue en environ 15h en bateau, 5h à vélo et 8h au sol (ergo+muscu). On réalise 3 à 4 séances de musculation par semaine auxquelles viennent s’ajouter 1 à 2 séance de « Core » (gainage). 

 

Seuls les mercredi et dimanche sont un peu particuliers puisque l’après-midi est « off ». On ne rame « que » 36km mercredi matin (2x18km) et dimanche, c’est la matinée de vélo.

Une journée type commence le matin à 7h30 par un footing collectif d’une dizaine de minutes avant 15 minutes de gainage et d’étirements dans la « Spracklen’s room ». Partout, les succès passés sont affichés, sont présents pour entretenir ce sentiment d’appartenance à l’Histoire de l’aviron canadien. Puis à 8h, tout le monde sur l’eau en skiff pour une sortie de 14 à 20 km selon le programme. A 16 skiffs sur l’eau et 3 bateaux moteurs, cela tourne vite à une sorte de course pour ne pas finir dans les vagues des catamarans des coaches ou pour tout simplement montrer qui va le plus vite. Il n’y a pas de sélection officielle comme on l’entend au sens français avec les « bateaux courts » qui sont l’institution et le point de passage obligé pour tout athlète visant une sélection chez les bleus. Il y a bien le championnat bateaux courts ici : les NRC. Mais ils sont en Novembre soit 2 mois seulement après la reprise officielle de l’entraînement. Et ce n’est qu’un moyen de plus de voir qui va vite. Finalement, la sélection, c’est chaque jour ! 

Une fois sortis de l’eau, c’est l’heure du « breakfast ». Bacon, oeufs, lasagnes, riz, crêpes, porridge, fruits, smoothies, lait, jus,… le menu varie selon les journées. Ce qui est sûr, c’est qu’on mange de bon appétit. 1 h de pause et c’est reparti pour le 2ème entraînement de la matinée. Selon les jours cela peut-être une 2ème séance sur l’eau (avec des parcours contre-la-montre ou des 2000m, le tout à des cadences entre 22 et 28), une sortie vélo de 2h ou encore une séance de gainage. On a ensuite 1 à 2h de pause que j’utilise chaque fois pour rentrer chez moi, manger et essayer de dormir 30 à 50 minutes. Puis 3ème séance mais toujours au sol celle-ci. Ergomètre ou musculation. Et là…c’est à qui ira le plus vite, soulèvera le plus lourd ou tiendra le plus longtemps. Je ne suis pas encore assez bon à ça ! 

Quand je rentre chez moi, il est 17h30. J’ai faim. Je mange. Une fois que j’ai mangé….j’ai envie de dormir. Je tiens jusqu’à 20h30 péniblement et je sombre dans un sommeil profond qui m’amène jusqu’à 6h30 et là…c’est reparti pour un jour. 

Rio : J-669

 

 

« L’aventure continue »

Terminus Victoria

Publié le 20/09/2014 à 20:50 par julienbahain
Terminus Victoria

 

Me voici bien arrivé à Victoria BC, capitale de la Colombie Britannique depuis lundi dernier. Cela me laissait une semaine pour prendre mes marques et surtout m’installer. On en soupçonne pas le nombre de choses auxquelles il faut penser quand on arrive dans un pays et qu’on doit redémarrer sa vie. Les deux « points critiques » : le numéro de sécurité sociale qui permet en gros d’attester de son existence dans le pays et le compte bancaire. Sans ces deux choses là, impossible de démarrer quoique ce soit. Le téléphone, l’internet, la voiture, les achats divers, mon salaire, l’assurance maladie..etc  …tout dépend de cela. 

Au final, j’ai réussi avec l’aide précieuse de Katie, ma fiancée, à m’installer correctement. A présent, ne reste plus que des détails et des petites choses du quotidien à se procurer. Un exemple : en prenant la boîte de thon hier soir, je me suis rendu compte que je n’avais rien pour l’ouvrir ! On pense pas à l’ouvre boîte quand on fait les courses !!! Heureusement, j’avais mon couteau de marin qui m’avait bien aidé sur l’Atlantique et c’est tel un marin que j’ai percé ma conserve de thon. 

 

Côté voiture, nous avons décidé de vivre le rêve américain  en achetant un pick-up truck. On cherchait un 4x4 pour pouvoir faire un peu de sentier car ici, sorti des 2 highways principales, c’est la cambrousse. Bref, on a opté pour un Dodge Dakota V6. Le parfait pick up nord américain. Au moins, on passera partout ! 

 

 

L’île est vraiment joli. On est entre océan et montagne. Des lacs partout. Les couleurs de l’automne commencent à pointer leurs nez. Cela vaut vraiment le détour. La vue depuis mon appartement n'est pas déplaisante. 

 

 

Côté aviron, j’ai pu découvrir le bassin et les infrastructures.

Le Canadian Sport Institute sera le lieu de nos entraînements au sol. Ce centre propose des infrastructures de haut niveau pour différents sports. La salle d’ergomètre est à disposition de l’aviron et nous devons partager la salle de musculation. C’est assez impressionnant comme endroit !  Le Boat House ressemble de beaucoup à un club Anglais. En bois et...grand !!!!

 

 

 

 

J’ai reçu mon Hudson flambant neuf. Je travaille avec les ingénieurs de la société pour concevoir un skiff nouvelle génération pour la marque Hudson. Ils sont intéressés pour avoir mes retours techniques et discuter des améliorations à apporter. Cela va être passionnant. 

Le bateau est réglé…rendez-vous lundi matin à 7h30 au VTC (Victoria Training Centre) sur Elk Lake pour les 1er coups de rame. 

 

 

« L’aventure continue… »

Finale et bilan

Publié le 01/09/2014 à 17:31 par julienbahain
Finale et bilan

 

Je commençais à savoir que les finales B étaient difficiles et j’en ai eu, une fois de plus, la confirmation ! Les 12 derniers noms en lice impressionnaient déjà sur la papier mais les non-reçus en finale A tels que Braas (Pays-Bas), Scherbachenia (Biélorussie) ou moi-même allions avoir à coeur de gagner cette petite finale. Face à de tels rameurs, si je voulais gagner, il me fallait tenter crânement ma chance. Ce fut chose faîte avec près de 1500m en tête à repousser les attaques de mes 2 principaux concurrents. C’était sans compter sur un Belge survolté qui n’a ni plus mis moins avalé le dernier 500m en 1’36 soit 4 secondes plus rapide que son 1er 500m. Autant dire, que j’ai vu une fusée belge remontée couloir 2. Ajouté à cela, les coups de boutoir de l’impressionnant Batave et du Biélorusse…j’avoue avoir accusé le coup dans le dernier 250 et c’est peu dire. Je termine 4ème de cette petite finale (soit 10ème au global) juste derrière Braas qui n’a pas non plus réussi à contenir Obreno, le diable rouge !

 

Cela est toujours frustrant de mener les 3/4 de la course et de se voir dépassé de cette façon, mais je n’ai rien à regretter. J’ai voulu m’imposer et il me fallait tenter le coup. J’aurais pu jouer une course de l’arrière avec peut-être une 2ème ou 3ème place « plus sûre ». Mais ce n’était pas mon ambition du jour. Aucun regret. Je fais un beau championnat du monde, dans une catégorie plus que relevée. Les 9 noms devant moi ne sont pas des inconnus. Globalement, je suis à ma place, dans ce « paquet » de skiffeurs qui prétendent à la « Grande Finale » et se battent pour l’honneur en finale B. Le biélorusse était en finale à Aiguebelette (5ème) et a du se contenter de la finale C à Lucerne. Olaf Tufte, le double champion Olympique de la discipline, finaliste à Lucerne (il me sort en 1/2 finale) n’aura pu faire mieux qu’une finale C lors de ces mondiaux. Ce « paquet » du milieu oscille autour de cette finale B. 

6ème - 8ème - 10ème. Voilà le bilan de ma saison en skiff. Devant, c’est clairement un cran au-dessus avec un Drysdale et un Synek qui ont le « truc » en plus qui fait la différence. J’ai énormément apprécié courir contre des rameurs de ce niveau où chaque course est un challenge et où tout est possible, le meilleur comme le pire. 

 

 

Il est peut-être un peu tôt pour dresser un bilan objectif de la saison mais je ressors de celle-ci de façon positive. Après un début fait de haut de bas, la dure réalité d’une reprise suite à une année « off », après ma décision de ramer sous les couleurs canadiennes, je pense pouvoir dire que ma saison 2014 fut une belle saison et une réussite. Il y a, comme je viens de le dire, ce circuit international en skiff avec un moment fort que fut la Coupe du Monde à la maison à Aiguebelette mais aussi la victoire à Henley en 2 sans barreur. Ajouter à cela la RedBull Elements où je me suis vraiment amusé avec une super équipe ou encore ce 8ème titre pour le quatre de couple de l’Aviron Toulousain. Et il y a bien sûr ce nouveau départ dans ma carrière sportive. Cette saison m’a ouvert des portes que je ne soupçonnais pas au début. La saison 2015 est encore pleine d’inconnues et de zones d’ombre  mais je vais croquer dedans à pleines dents. Départ le 15 septembre prochain pour Victoria. Reprise de l’entraînement le 22 Septembre au VTC (Victoria Training Centre) puis 1ère échéance : Boston avec la Head Of the Charles Regatta. J’ai en effet eu l’honneur et le privilège d’être contacté pour faire partie du « Great Eight » qui regroupe les meilleurs coupleux (2 avirons par rameur) du circuit international au sein d’un 8. Pour la 50ème édition de la Régate, ce ne seront pas moins de trois « Great Eight » qui seront mis à l’eau. 

Le « Great Eight » composé de Drysdale (NZ) - Synek (CZE) - Tufte (NOR) - Sinkovic (CRO) - Sinkovic (CRO) - Braas (NED) - Graves (USA) - Bahain (CAN) - bar : Wiersum (NED)

Le « Great Sweep Eight » qui regroupera les meilleurs pointus (une rame par rameur) au monde avec notamment en chef de fil les Néozélandais Hamish Bond et Eric Murray. 

Le « Great Light Eight » composé des meilleurs rameurs poids léger du circuit. 

Une belle bataille sur l’eau en perspective. J’avais adoré l’ambiance de cette régate l’an passé. Nous avions vraiment passé un moment fort avec le huit français. 

 

 

Pour l’instant…place à 3 semaines sans « entraînements obligatoires ». Je vais pouvoir rester au lit même quand il pleut… un luxe !

 

 

Merci pour votre soutien tout au long de cette saison. Rendez-vous outre Atlantique pour de nouvelles aventures. 

 

 

 

« L’aventure continue… »

A la porte de la finale...

Publié le 30/08/2014 à 15:26 par julienbahain
A la porte de la finale...

 Crédit : Katie Steenman Images

 

La demi finale s'annonçait difficile mais je ne m'attendais pas à ajouter à cela des conditions de courses aussi compliquées. Le "Fairness Comity", en charge de s'assurer que les conditions de courses sont équitables, avait décidé quelques heures plus tôt de modifier l'attribution des lignes d'eau en "protégeant" les favoris. L’Allemand, Hacker, et le Néo-Zélandais, Drysdale, héritèrent des lignes 1 et 2. Quant au Cubain, Rodriguez, et moi-même se fut les couloirs 3 et 4. Je savais que pour passer, il me fallait refaire le coup de la série et dans les conditions mouvementées de bassin, battre le Cubain. Il le savait aussi… et il l’a joué stratégique. Je pensais pouvoir le laisser “griller quelques cartouches” dans le 1er 1000 et revenir dans le 2ème comme un vieux renard. A l’envie et surtout techniquement. Sauf que le 2ème 1000 était tout juste ramable et les écarts restèrent identiques. Tactiquement, j’aurais aussi du jouer mon va-tout dans le 1er 500 pour mettre le Cubain un peu plus sous pression et essayer de prendre cette 3ème place. J’échoue à la porte de la finale. A la régulière d’une certaine façon. Même si les lignes d’eau n’étaient pas très équitables, je ne joue pas encore dans la même cour qu’Hacker ou Drysdale. Mais je pense que j’aurais pu, ce jour là, prendre l’avantage sur Rodriguez.

 

 

Place à la Finale B et ce n’est jamais “a piece of cake”, avec le Néerlandais et le Biélorusse qui seront de très sérieux prétendants à la victoire sans oublier le Belge qui a fait un super championnat du monde. Je vais finir ce championnat en beauté et montrer que j’avais les ressources pour jouer en finale !

 

Départ de la course à 11h13 ce dimanche 31 Août en video live sur www.worldrowing.com

 

 

L’aventure continue…

3rd Round

Publié le 28/08/2014 à 10:22 par julienbahain
3rd Round

 

 

Les 1/4 de finales s’annonçaient être des courses couperets dans le but d’accéder aux 1/2 finales. Sur un bassin du Bosbaan arrosé par un vent contre capricieux, tantôt en rafale, tantôt absent, difficile de trouver son rythme facilement. Ces 1/4 de finales furent aussi l’occasion pour les outsiders de tenter et certains ont réussi à l’instar du Belge H.Obreno qui s’est payé le luxe de sortir ni plus ni moins que le double champion Olympique (2004-2008) de la discipline, Olaf Tufte. Ou encore le Jeune Suisse, B.Delarze, qui pendant plus de 1000m s’est accroché et a fait jeu égal avec le rameur d’Azerbaïdjan et moi-même. Je dois le reconnaître, je n’aime pas ce genre de course où la logique « dit que… », où « il n’y a rien à gagner mais tout à perdre ». 

Je fais une course correcte assez régulière mais avec clairement un manque de « NIAK » pour prendre un cran quand il le fallait. J’ai fait une course « plate ». Une course d’attente. Au moment où j’aurais pu reprendre l’avantage sur l’Azerbaïdjan à la fin du 3ème 500, je n’ai pas « dégoupillé ». Ne me demandez pas pourquoi. Je me suis contenté de cette 2ème place. Aveu de faiblesse ? D’une certaine façon, j’ai joué la prudence pour ne pas en faire de trop et me retrouver dans une situation peut-être inconfortable en cas « d’explosion intersidérale ». Avec le recul, je me dis que gagner ce 1/4 ne m’aurait pas donné une « meilleure » demi finale. Bref, j’ai trop cogité ! 

Direction les 1/2 finales où là, il va falloir se poser beaucoup moins de questions. 

 

 

 

Les deux 1/2 finales sont « équilibrées ». Il n’y a que des bons ou des très bons ! Il va falloir sortir le grand jeu. Ma finale, c’est la 1/2 finale. 

 

Rendez-vous vendredi sur www.worldrowing.com à 15h25 pour suivre les courses en vidéo streaming. 

 

 

« L’aventure continue… »

Amsterdam 2014 - Heat

Publié le 25/08/2014 à 20:39 par julienbahain
Amsterdam 2014 - Heat

 Crédit Photo : Katie Steenman Images

 

Une première journée de compétition positive. Je réussis une course de qualité dans un bassin compliqué et agité. Poussé par un fort vent avec, c’est avec des vagues parfois gênantes qu’il a fallu attaquer le 2ème 1000m. J’avais face à moi ni moins que le vice champion du monde de la catégorie, le Cubain Angel Fournier Rodriguez. Je me suis facilement mis devant et sans en faire de trop c’est avec une avance confortable que j’ai entamé la 2ème partie de parcours. En jetant un œil sur bâbord, je me suis aperçu que le Cubain n’était visiblement pas à son aise dans ce bassin rugueux. Je me suis contenté de faire le travail dans le 3ème 500 sans pousser le talent et c’est toujours avec la même avance que je suis rentré dans ce dernier 500m pour finalement m’offrir le luxe de terminer le parcours en levant le pied.

Etonnant.

Etonnant car je ne m’attendais pas à avoir une gestion de cette série de cette façon. Je suis parti fort mais avec l’intention de m’accrocher au Cubain dans ce milieu de parcours. Il semble qu’il ait clairement eu du mal à passer techniquement. Je ne signe pas un chrono fabuleux au vu des autres séries : 6’55 (1’38 – 1’42 – 1’44 – 1’49). Mais je sais que le dernier 500 est à revoir fortement à la baisse en cas de bord-à-bord mais surtout qu’au passage du 1000, je suis bien plus frais que ce que je pouvais être sur les étapes de coupe du monde. J’espère que cela va se confirmer dansles prochains jours.

 

Les repêchages ont eu lieu aujourd’hui et les tirages des ¼ de finales sont donc sortis.

Je suis, je dois l’avouer, plutôt rassuré. Avec des résultats un peu surprenants de certaines têtes d’affiche à l’instar du Cubain ou du Néerlandais, la suite logique des tirages pouvait s’avérer compliquée. C’est le cas pour les 2 derniers ¼ qui verront un prétendant logique aux ½ finales s’arrêter à ce stade de la compétition. Pour ma part, même si aucun adversaire n’est à sous-estimer, je pense être tombé du bon côté de la pièce à pile-ou-face.

 

SUISSE – CHINE – AZERBAIDJAN – CANADA – MEXIQUE – ARGENTINE

 

D’après les résultats de la saison, le rameur d’Azerbaïdjan, Alksandar Aleksandrov, sera le principal adversaire mais rien n’est fait dans une course où tout est ouvert pour les places qualificatives. Seuls les 3 premiers accèderont aux ½ finales de vendredi et si l’on veut continuer à jouer aux jeux de loterie, mieux vaut gagner ce ¼ ….

 

D’ici là, mardi sera l’occasion de faire un 1000m de travail au train de course afin de réactiver la mémoire du corps. En gros : « n’oublie pas que ça va faire mal.

Puis course à 16h55 mercredi.

 

« L’aventure continue… »

Amsterdam. Terminus.

Publié le 21/08/2014 à 20:45 par julienbahain
Amsterdam. Terminus.

 

 

Me voici arrivé au Bosbaan, le bassin olympique des Jeux de 1928. Après avoir fini de me préparer dans le Sud des Pays-Bas à Maasdam dans des conditions, il faut le dire, parfois dignes d’un début d’hiver, place à quelques kilomètres sur les eaux mouvementées d’un bassin qui accueillera près de 1200 rameuses et rameurs. Autant dire que cela va bouger à l’entraînement et en course !

 

C’est en skiff homme toute catégorie que nous serons les plus nombreux. Pas moins de 32 partants, ce qui nous fait un petit programme chargé sur la semaine, et ce n’est pas pour me déplaire. Avec souvent plusieurs jours entre les courses, les championnats du monde sont une compétition à part et qu’il faut savoir gérer. Ce coup-ci, je suis assuré d’avoir au moins 4 courses voire 5 s’il y a un passage par les repêchages.

 

 

J’ai réalisé un gros volume de travail depuis Lucerne mi Juillet avec près de 700 km dans mon nouveau skiff Empacher. Auxquels viennent s’ajouter les heures de musculation, de vélo et d’ergomètre. Les quelques jours avant le début des courses sont stratégiques. Le corps est fatigué et veut récupérer. Il faut lever le pied mais ne surtout pas casser le rythme. Ce rythme est le garant d’un corps qui répondra présent au moment voulu. Avec des courses uniquement en fin d’après midi, cela équivaut à l’entraînement de l’après midi dans le rythme que j'ai adopté depuis plus d'un mois. Donc je conserve la séance du matin assez tôt, la sieste de rigueur en début d’après-midi puis je suis et serai d’attaque à 16h !

 

Début de la compétition dimanche en fin d’après midi avec les séries qualificatives. Puis un possible repêchage (selon le système d’avancement que je ne connais pas encore), dès le lundi après midi. Puis une course tous les 2 jours jusqu’à la finale dimanche. Ce rythme me va bien. Objectif : faire une bonne entrée en matière dès dimanche pour lancer la machine !

 

Mais avant cela, « cérémonie de la feuille d’érable » en ce jeudi soir. « The Maple Leaf Ceremony » est un rituel auquel j’ai eu le droit pour mes 1erschampionnats du monde sous les couleurs canadiennes. Seuls les rameurs et rameuses aux championnats du monde ont le privilège de courir avec leurs avirons arborant la feuille d’érable. Lors des autres compétitions, les rames en sont dépourvues pour l’ensemble des rameurs. Une mention spéciale aux « nouveaux » a lieu lors de cette cérémonie. Et….je me suis fait avoir comme un bleu. Les « anciens » m’ont fait comprendre que pour cette cérémonie, les photos devaient se faire en combi de course. Je suis donc remonté à toute vitesse au 9ème étage pour récupérer la dite combinaison et la mettre. Mais c’était une blague bien sûr (Thanks Will Crothers) ! Au moins, j’aurais fait rire le monde et j’aurais honorablement gagné mes feuilles d’érable sur mes rames…

 Maple Leaf

 

 

Programme du Skiff Homme Toute Catégorie

 

Dimanche 24 Août (16h58 à 17h33) – Séries qualificatives

Lundi 25 Août (17h14 à 17h28) – Repêchages

Mercredi 27 Août (16h39 à 17h) – ¼ de Finale

Vendredi 29 Août (15h15 et 15h25) – ½ Finale

 

Dimanche 31 Août (11h13 et 14h03) – Finales B et A

Intermède

Publié le 04/08/2014 à 14:44 par julienbahain
Intermède

Je n’ai donné que très peu de nouvelles depuis Lucerne. Je me suis contenté de messages courts et pratiques sur les réseaux sociaux. Voici un petit résumé des dernières semaines.

 

Lucerne fut une occasion supplémentaire de pouvoir engranger de l’expérience en skiff mais avec une donnée de plus : la fatigue. Il est vrai que ma participation aussi inopinée qu’étonnante aux Régates Royales d’Henley n’a pas aidé. C’était surtout la fin d’un cycle de compétitions commencé avec le championnat de France bateaux longs début Juin. L’enchaînement presque tous les WE m’a amené, aussi bien à me sentir à mon pic de forme après 3 régates comme à me sentir dans le dur à la 5ème ! Mais c’est justement avec la fatigue qu’il fallait composer. Je me suis donné à fond sur chaque course. Je fais jeu égal avec les « gros » en demi-finale pour finalement « exploser » à 100m de l’arrivée face à un Olaf Tufte revanchard après Aiguebelette. J’échoue au pied de l’entrée en finale mais avec une info importante. Je suis à même de rivaliser et avec un brin de fraicheur, cela aurait pu le faire. Toutefois, il y a encore une sacrée marche avec les 3-4 premiers qui sont vraiment un cran au-dessus. Je crois qu’il va falloir que le programme canadien révolutionne ma VO2max pour que je commence à jouer vraiment ! Bref, en finale B (places de 7 à 12), je mène la course de bout en bout mais le Roumain prend les choses en main à l’entrée du dernier 250m et je n’arrive pas à contrecarrer l’attaque. Je termine 2ème de cette course impressionnante.  Impressionnante car les 4 autres adversaires ont eu des ailes dans cette dernière portion de parcours. Nous finissons tous en moins de 2 secondes et demi ce qui en fait la 2ème course la plus serrée de ma carrière (1).

 

Puis ce fut le retour à Toulouse pour vivre d’autres beaux moments de la vie. Le mariage de Cédric dont j’étais le témoin, « 2 jours surprises » organisés par les gars du quatre de couple (Jo Coeffic, JD Bernard et Cédric Berrest) pour me dire au revoir (2), l’enterrement de vie de garçon de mon ami d’enfance. Autant d’occasions importantes avant de m’envoler outre Atlantique. Mais il ne fallait pas perdre de vue la préparation pour les mondiaux. Ces quelques jours pour décompresser de ces semaines plus que fatigantes étaient nécessaires. Je suis retourné à l’entraînement gonflé à bloc. J’essaye actuellement un tout nouveau bateau de chez Empacher. Un bel oiseau ! Je sens que la vitesse est bonne. Je garde pour l’instant le même schéma d’entraînement que celui des années précédentes. D’un commun accord avec le staff canadien, nous avons convenu que de changer radicalement la préparation à 1 mois d’une échéance majeure était trop risqué. Je rame donc seul face à mes chronos sur la Garonne qui est bien capricieuse en ce moment. D’un jour sur l’autre c’est aussi bien un miroir qu’un torrent déchaîné. La faute aux nombreux orages qui gonflent de façon intempestive le cours d’eau !

 

Dans le même temps, je continue à travailler à Toulouse Matabiau jusqu’au 7 Août. Je garde donc mon aménagement horaire jusqu’à cette date avant de partir en congé de disponibilité (sans solde) pour une durée de 2 ans. Il faut ajouter à cela le déménagement qui n’est pas une simple affaire. Pour ceux qui se posent la question, nous n’emmenons presque rien. J’ai rempli 2 bagages de vêtements. Une housse avec mon vélo. Et 2 cantines métalliques qu’on envoie en fret maritime avec des choses que l’on souhaite avoir de l’autre côté mais que nous ne sommes pas pressés de retrouver. Le reste ? Vendu ou donné, voire stocké. Mais en toute honnêteté, ce n’est pas un grille-pain ou une machine à laver qui sont compliqués à racheter si l’on revient un jour. Le plus dur actuellement, c’est de gérer la logistique et de vivre dans un appartement qui ressemble plus à un campement militaire qu’à un logement. Départ pour les Pays-Bas dimanche 10 Août avec la remorque à bateaux pleine. Quelle meilleure façon de quitter la France ? ;)

 

(1)      : la course la plus serrée de ma carrière reste encore la demi-finale des championnats du monde juniors à Banyoles (Espagne) en 2004. Les 6 bateaux avaient franchi la ligne en 1 seconde et 63 centièmes. Nous nous étions emparés de la 3ème place, synonyme de finale.

 

 

(2)       : chaque année depuis 2010, nous nous retrouvons avec Jo, JD et Cédric (quatre de couple 2006, 2007 et en partie 2008) lors d’un WE afin de tout simplement refaire le monde. Une belle preuve que l’amitié créée en bateau perdure même une fois la carrière terminée.


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